Monter une vidéo

Quelques notions générales de tournage :

- Mouvement de caméra : il n’existe que 2 vrais mouvements de caméra, le travelling et le panoramique. Tous les autres mouvements ne sont que des combinaisons de ces deux.

Le travelling est un déplacement de la caméra, latéral,  » dans l’axe « , ou vertical.

Le panoramique est une rotation autour du point de pivot de la caméra, horizontal pour suivre un mouvement ou vertical pour passer en plongée ou contre-plongée.

Quelques notions générales de montage :

- L’alternance dans le montage entre successions de plans courts et de plans longs crée un rythme. Une série de plans courts dynamisera l’action, des plans longs ralentiront l’histoire, l’apaiseront.

- En 3D ou en dessin animé, on ne réalise que les plans qu’on veut  » mettre  » dans le montage final. Exemple : il est bien inutile de travailler trois jours sur une séquence d’animation qu’on ne gardera pas au montage.

- Dans une fiction, un court-métrage, on peut au contraire, et c’est conseillé, tourner davantage de plans que prévu au scénario ; certains sont très utiles au montage. Il y a une phase de dérushage (examen de toutes les bandes filmées, pour retenir ce qui pourra être utilisé).


 

Différents types de raccords et effets :

Le raccord dans l’axe, on passe d’un plan d’ensemble à un plan rapproché ou l’inverse sans que la caméra n’ait changé d’axe, c’est à dire d’angle de prise de vue. Il existe une « règle » dîtes des 30° qui préconise d’éviter les raccords entre deux plans avec un écart d’axes de moins de 30° ; à l’image cela donne l’impression d’une saute, et a moins de rechercher cet effet, c’est plutôt indésirable.

Le raccord de regard, un plan A montre un personnage qui regarde un objet ou une scène, le plus souvent hors champ, un plan B nous dévoile ce que le personnage regarde.

Le raccord de mouvement/sur un geste, on opère une coupe au début d’un mouvement que l’on raccorde au plan suivant, sur le même mouvement. On peut aussi profiter de ce raccord pour effectuer une ellipse, c’est à dire une accélération de narration.

Le champ/contrechamp, à un premier plan dirigé sur un sujet succède un second plan dont la prise de vue est faite dans la direction opposée au sujet. Très souvent utilisé pour filmer une discussion, ou une interview. La règle des 180 degré veut qu’on ne fasse pas un raccord avec un changement d’axe de 180°.

Le raccord au flou, il s’agit plus d’un effet que d’un raccord, on termine le plan A par un flou et on commence le plan B par un autre flou (souvent utilisé pour introduire un changement temporel dans la narration, flash-back, flash-for, etc. …)

Le raccord de direction, faire succéder à un plan d’une personne qui sort du champ, un plan d’une personne qui entre dans le champ. Le champ en question pouvant bien sur être totalement différent (c’est l’intérêt de ce raccord).

Le raccord panoramique, est employé dans les films d’action pour soutenir le rythme. Il s’agit de terminer le plan A par un panoramique rapide dans un sens et de débuter le plan B suivant par le même procédé. C’est l’équivalent des « lignes de vitesse » des bandes dessinées ou dessins animés.

Le raccord par analogie, on se sert d’une similitude de formes ou de couleurs pour raccorder 2 plans. Le fondu enchaîné et fondu au noir: encore des effets plus que des raccords, le fondu enchaîné est un trucage optique produisant un chevauchement, généralement de courte durée, de 2 images consécutives avec surimpression et effacement de la fin d’un plan par le début du plan suivant.

Le fondu au noir est l’extinction puis la suspension passagère des images du film par obscurcissement ou éclaircissement progressif de l’image. Cela marque en général un écart temporel entre deux séquences.

Le volet, un procédé optique par lequel une image est littéralement chassée, généralement de gauche à droite ou de droite à gauche, par le plan qui suit. Ces effets, comme la plupart des transitions animées qu’on trouve dans les logiciels de montage ne sont pas forcément facile à utiliser, ils peuvent nuire aux films plutôt que lui apporter quelque chose.

Le volet naturel, on décide de couper le plan au moment où un personnage, ou un objet, passe devant l’objectif, l’obstrue totalement (noir). On peut reprendre ensuite le montage sur un autre plan où l’on passe du noir à l’image par un effet de fondu, ou un autre volet naturel pour introduire le plan suivant.

Montage :


Lorsque l’on monte un film, on dispose de plusieurs options de montage :

-Le cut, une coupe franche, le passage d’un plan à un autre sans aucun effet optique. Il représente normalement 95% des plans.

-Le montage parallèle, un type particulier d’alternance de plans ou de séquences n’offrant aucun rapport de simultanéité ou de causalité entre eux.

- plan de coupe, est souvent très utile. Si un raccord de mouvement laisse à désirer, ou s’il y a une faute de raccord (30°, 180°, etc.), on peut utiliser des plans de coupe pour lier ses plans. Il s’agit de plans qui évoquent l’action principale sans la montrer ; par exemple, un détail du décor ou d’un personnage (cicatrice, bijoux, tatouage…)

En résumé, pour ce qui est de la technique de montage, en cas d’hésitation :

- il vaut mieux raccourcir un plan plutôt que de l’allonger.

- de même, il vaut mieux faut faire des raccords « en mouvement » plutôt que d’attendre qu’une action soit terminée pour changer de plan.

- lorsque l’on ne sait pas si un plan est utile ou non, il suffit de le retirer du montage et de visionner à nouveau la scène sans ce plan. Si cela ne choque personne, c’est que le plan est inutile, et que l’on a bien fait de l’enlever.

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